Tesla Model S – Présentation

Tesla Model S

TESLA MODEL S

La Tesla Model S profite de l’expérience acquise avec le roadster, malgré son gabarit, elle est d’ailleurs aussi performante que lui et son autonomie est 50% supérieur… Pour un prix moindre ! Elle vient d’ailleurs d’être élue « voiture de l’année » aux Etats-Unis et certains n’hésitent pas à lui décerner le titre de « meilleure voiture du monde » !

Prix
-dès 49 900 $ aux USA ( version 40 kWh )
-Signature performance « 85 kWh » : 97 9000 ù aux USA
En vente
-mars 2013
Pollution
5/5
Agrément
5/5

Tous les passionnés d’automobiles connaissent maintenant Tesla. Son roadster, vendu à plus de 2500 exemplaires dans le monde, a donné ses lettres de noblesse à la voiture électrique. Mais aujourd’hui, comme l’ont fait avant lui ses « voisins de quartier », nommés Apple, Google, eBay ou Facebook, le petit constructeur automobile de la Silicon Valley a décidé de passer à la vitesse supérieure. Fini les véhicules de niche. Il veut désormais s’attaquer aux modèles de « grande diffusion ». Toute une gamme de véhicules à propustion électrique est donc en préparation avec un SUV, une berline compacte ( à 25 000 $ ) et pour commencer une grande berline dont la commercialisation a déjà débuté aux Etats-Unis et qui arrivera en mars 2013 en Europe. Voiture écologique a pris son volant en avant première sur les routes et autoroutes allemandes. Et, accrochez-vous, ça décoiffe !

Un écran géant en guise de tableau de bord !

Ecran Geant Tesla S

Avant même de rouler, le Tesla S impressionne déjà. Par ses dimensions imposantes : 4,98 m de long, 2,19 m de large et 1,43 m de haut. Par se ligne sculpturale, mélange de Jaguar XJ et d’Aston Martin Rapide. Ou même par sa capacité de coffre, supérieure à celle des plus grand monospaces avec 895 l ! Il faut dire que l’auto en possède deux. Un à l’arrière et un autre à l’avant ( 150 l ), ce qui ne manquera pas de déstabiliser les blondes :  » mais où est donc passé le moteur ? ».

Mais les surprises ne sont pas finies. Par exemple, les poignées de porte sortent automatiquement lorsqu’on les effleure. Et, à l’intérieur, toutes les références automobiliste « classique » volent en éclats. Comme l’explique Elon Musk, cofondateur de Tesla Motors : « en naissant dans un environnement industriel comme celui de la Silicon Valley, la Tesla S devait innover en matière d’interface homme-machine ». Ainsi, tous les cadrans, jauges, contacteurs ont disparu du tableau de bord. Ils sont remplacés par deux écrans !

Et quels écrans ! Celui de la console centrale, placé dans le sens de la hauteur, mesure 42 cm de diagonale. Plus que la plupart de nos téléviseurs ! Cette méga tablette tactile affiche et commande la majorité de fonctions de la voiture : climatisation, navigation, réglages châssis ( direction suspension ), connexion Internet, paramètres moteur ou encore installation audio. Dans ce cas, il s’agit d’un système à 12 haut-parleurs, d’une puissance de 580 W, développé avec laboratoires Dolby… un autre voisin. Derrière le volant se trouve un écran plus modeste. Il affiche en son centre le tachymètre, la consommation ou la récupération d’énergie et l’autonomie. L’espace de part et d’autre de ce compteur virtuel peut être paramétré selon les désirs de l’utilisateur.

Il n’y a pas de clé de contact ni de bouton de démarrage. Il suffit d’appuyer sur le frein et de passer le sélecteur de vitesse sur R ou D pour que ce vaisseau spatial prenne son envol.

Le confort d’une Rolls et le brio d’une BMW Pour la Tesla Model S

Prendre son envol est bien le terme adéquat quand l’engin s’anime. Le silence est total et la suspension pneumatique active donne l’impression de planer au-dessus du sol. Jusqu’à 50 km/h, la Tesla S peut rivaliser avec un Rolls-Royce Phantom en matière de confort. Au-delà , c’est à une autre concurrente qu’elle s’attaque.
Enfoncez la pédale des « gaz » et les 600Nm de couple du moteur électrique asynchrone, placé sous le plancher entre les roues arrière, déboulent instantanément. On est alors littéralement collé au siège. Preuve de cette santé, cette tornade silencieuse dévore le 0 à 100 km/h en ,6 s, soit aussi vite qu’une BMW M5 qui est rappelons-le, dotée d’un V8 de 560 ch ! Egaler la M5 en accélération est déjà un exploit, mais l’américaine l’humilie carrément en reprises. Elle passe en effet de 80 à 120 km/h en 2,7 s quand il faut 4,6 s à l’allemande…

Un monde ! De fait, au volant de la Tesla S, l’impression de poussée ne s’arrête jamais ; du démarrage à la vitesse maxi, volontairement limitée à 212 km/h. C’est une sensation absolument unique qui fait presque oublier les envolées lyriques d’un V12 de Maranello. En plus, malgré ce déferlement de plaisir au volant, elle ne pollue pas. Le pied ! Evidemment, avec ce gros moteur électrique de 310 kW ( 416 ch ), on se dit que l’autonomie doit fondre comme neige au soleil. Encore une erreur !

Jusqu’à 500 km d’autonomie pour la Tesla Model S

Tesla n’a pas lésiné sur la taille de la batterie. L’élément lithium-ion-cobalt qui occupe tout le soubassement de la voiture embarque 85 kWh utiles d’énergie. Quatre fois plus qu’une Nissan Leaf ! Dans ces conditions idéales, on peut faire jusqu’à 500 km avec un « plein ». Dans la pratique, en roulant calmement, on couvre 400 km. Enfin, à allure sportive comme nous l’avons fait, on parcourt sans problème 250 km.

Pour être très précis, nous avons consommé exactement 27,9 kWh 81,2 km soit une moyenne de 343 Wh/km. 30% de ce parcours à été effectué sur l’autoroute dont une bonne partie à vitesse maxi. Les reste sur route en conduite sportive et une toute petite partie en ville, domaine dans lequel la consommation d’une voiture électrique est la plus basse. Nous avons aussi réalisé de nombreuses accélérations, gourmandes en énergie. Dans le même exercice, notre M5 réclame au moins 20 l/100 km ce qui correspond à une consommation énergétique de 2000 Wh/km, presque 6 fois plus que la Tesla S !
Contrairement à beaucoup de véhicules électriques, notre Tesla S ne propose pas de mode « éco ». En revanche, le conducteur dispose d’un réglage de la récupération d’énergie au freinage. Sur le mode « standard », elle atteint au maximum 60 kW. Un mode « low » ramène cette valeur à 30 kW. Le « frein moteur » est ainsi moins prononcé, ce qui est par exemple plus agréable pour circuler en ville.
Charge : entre 1h et… 39h !
Evidemment, l’énorme capacité de la batterie se paye à plusieur niveaux. Le poids tout d’abord. Avec 480 kg de batterie, la voiture affiche 2106 kg au total. Une paille ! Cela dit, son centre de gravité très bas ( 43 cm ) et les suspensions actives lui confèrent un comportement surprenant d’efficacité à défaut d’être réellement sportif.
Deuxième handicap : la recharge. Une charge complète sur une prise standard avoisine les 39 h ! Avec le chargeur de base ( 10 kW ), la durée minimale est de 9h. Mais Tesla propose aussi une option double chargeur. Avec une puissance de 20 kW, le temps d’un « plein » est réduit à moins de 5 h. Enfin, la marque a développé un « supercharger » capable de délivrer 90 kW, le record du monde à l’heure actuelle. Grâce à cette borne spécifique, la charge totale prend un peu moins d’une heure. Tesla a prévu d’équiper les principales voies de circulation de Californie de ces points de rechage. Ils permettront aux possesseurs de Tesla S de parcourir l’Etat du nord au sud sans risque de panne. De plus, l’énergie sera issue de panneaux solaires et totalement gratuite pour les clients Tesla… Peut-être une idée à creuser en Europe.

Combien coûte la Tesla S ?

Même si la marque américaine se targue de posséder les batterie offrant le meilleur rapport énergie/prix du marché, elles grèvent considérablement le tarif de la Tesla S. Le modèle Signature Performance « 85 kWh » coûte en effet 97 000 $ hors taxes aux Etats-Unis quand le modèle « de base » avec un moteur un peu moins puissant ( 355 ch ) et une batterie plus petite ( 40 kWh ) débute à 49 900 $.

Comment Fonctionne la Tesla S ?

Si la Tesla S ressemble à une voiture traditionnelle, elle n’a pourtant rien de commun au niveau architecture.
Spécifiquement conçue pour la traction électrique, elle possède une structure et une carrosserie entièrement en aluminium. L’immense batterie est longée dans le soubassement de la voiture et contribue ainsi à l’abaissement du centre de gravité, à la rigidité du châssis, mais aussi à l’amélioration de l’aérodynamique grâce au fond plat. Cet accumulateur d’une capacité record de 85 kWh est composé de cellules lithium-ion-cobalt d’origine Panasonic.

En revanche, c’est la Tesla qui fait l’assemblage, le BSM et le système de refroidissement liquide. Pour le moteur de traction, la marque a choisi un moteur asynchrone et non un moteur synchrone à aimant permanent comme sur la quasi-totalité des véhicules électriques et hybrides.

Ce moteur a, lui aussi, été spécifiquement développé pour l’automobile. Il possède un rotor en cuivre et non en aluminium, ce qui lui permet de supporter des courants supérieurs. Sa structure est faite d’alliages d’aciers haute résistance, ses roulement sont en céramique et son bobinage en cuivre d’un type spécial, breveté par la marque, lui permet de supporter des courants allant jusqu’à 1200 A ! Il développe une puissance de 265 kW ( 355 ) sur le modèle standard et 310 kW ( 400 ch ) sur la version  » Performance ».

L’excellent rendement et donc la grande compacité de ces éléments ont permis de placer le moteur, le module électronique de commande, le chargeur ainsi que le réducteur entre les roues arrières, d’où le spectaculaire gain de place à bord et le second coffre à bagages sous le capot avant.

Tesla a fait l’insigne honneur à voiture écologique d’être le premier magazine spécialisé français à prendre le volant de la Tesla Model S sur les routes européennes.

Que retenir de la Tesla Model S ?

La Tesla S est un électrochoc ! Elle est belle, démode le reste de la production automobile en matière d’interface homme-machine et soutient la comparaison en performances avec la BMW M5 ; LA référence des grandes berlines. En plus, elle n’émet ni gaz, ni bruit et peut parcourir jusqu’à 400 km en conditions réelles. Ce serait la voiture parfaite si son prix n’était pas stratosphérique et sa recharge si problématique.

Consommations (kWh/100 km)
-Cycle mixte : 18,88
Autonomie
-Selon cycle NEDC : 480 km
Emission de CO2 (g/km)
-Cycle mixte : 0

/Aston Martin Virage

Estimation prix voiture

Auteur de l’article : N.S Carideal

Depuis tout petit fan d'automobile. Il est question d'essayer et de comparer toutes ces voitures qui nous ont fait réver, avant que celles-ci ne devient uniquement des voitures de collection.

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